8/ Mettre en place des conditions d’accueil et d’intégration dignes pour les migrants et réfugiés

mettre en place des conditions d'accueil et d'intégration dignes pour les migrants et réfugiésDe nombreux acteurs de la société civile dénoncent depuis longtemps la complexification, réforme après réforme, de l’accès aux droits pour les personnes étrangères, et les situations inhumaines qui en résultent. Celles qui demandent protection au titre de l’asile ont des difficultés à accéder à cette procédure sur certains territoires, et elles ont vu leurs garanties procédurales reculer ces dernières années. En matière d’accueil, la moitié des demandeurs d’asile ne bénéficient pas de l’hébergement accompagné auquel ils sont éligibles. Les permanences associatives sont par ailleurs emplies de personnes dont la vie est enracinée parfois de longue date en France et qui n’y obtiendront peut-être jamais de titre de séjour. Ces hommes et femmes, seuls ou en famille, parfois très jeunes, travaillent dans les métiers du bâtiment, de l’agriculture, du nettoyage ou de la restauration, souvent exploités, rarement protégés par la législation sociale ou le code du travail.

Afin de protéger ces personnes et afin de leur assurer un accès au droit effectif en temps de crise, il est essentiel de faciliter leur régularisation.

Enfin, les réfugiés, les rejoignants, les salariés, les étudiants, ou encore les étrangers malades qui disposent d’un titre de séjour durable éprouvent des difficultés pour accéder à l’emploi et au logement en raison d’obstacles divers. Comme pour l’ensemble des personnes précaires, la crise sanitaire ne fait que mettre en lumière le traitement indigne qui est habituellement réservé à des degrés divers à l’ensemble de ces publics.

C’est pourquoi l’État doit mettre en place des mesures permettant un accueil et une intégration digne des étrangers sur son territoire, ce qui suppose notamment d’augmenter la capacité d’hébergement des demandeurs d’asile, de renforcer les dispositifs d’intégration des étrangers accédant à un titre de séjour, et de proposer des procédures simplifiant et élargissant l’accès au séjour pour les personnes sans papiers installées durablement.

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Les 15 mesures

1/ Verser une aide exceptionnelle de solidarité de 250€ par mois et par personne aux ménages les plus en difficulté

2/ Créer un fonds national pour aider les locataires fragilisés par la crise à payer leurs loyers et leurs charges

3/ Mettre en œuvre le droit au logement pour qu’aucune personne sans domicile mise à l’abri pendant la période de confinement ne soit remise à la rue sans solution

4/ Revaloriser le montant du RSA et l’élargir aux jeunes de 18 à 25 ans

5/ Rendre obligatoire les protocoles d’accord de reprise du travail post-confinement dans les entreprises et administrations

6/ Renoncer à la réforme de l’assurance-chômage

7/ Prolonger les dispositifs d’exception pour l’accès aux soins

8/ Mettre en place des conditions d’accueil et d’intégration dignes pour les migrants et réfugiés

9/ Imposer une conditionnalité écologique et sociale à l’octroi d’aides publiques aux grandes entreprises

10/ Verser une prime pour les salarié.e.s des secteurs social, médico-social et sanitaire en première ligne et la mise en place dès à présent d’une Conférence nationale de l’investissement social

11/ Mettre en place un plan d’urgence pour développer l’utilisation du vélo lors du déconfinement et à plus long terme

12/ Mettre en place un fonds de soutien d’urgence dédié aux associations

13/ Accompagner les élèves et les étudiants en décrochage ou en difficulté scolaire

14 / Ne pas faire entrer dans le droit commun les décisions prises pendant l’état d’urgence sanitaire et revenir sur les décisions prises qui ont abaissé les règles environnementales

15/ Tenir une Conférence de la transformation écologique et sociale

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