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Interviews

Garantir à chacun par des protections sociales durables la capacité à s’émanciper individuellement et collectivement

Publié le 11 décembre 2021, mis à jour le 13 décembre 2021
Garantir à chacun par des protections sociales durables la capacité à s’émanciper individuellement et collectivement

Eric Chenut est Président de la Fédération nationale de la Mutualité française, qui regroupe la majorité des mutuelles de santé existant en France.
La Fédération nationale de la Mutualité française est l'un des membres fondateurs du Pacte.

Pourquoi avons-nous besoin que le pacte du pouvoir de vivre parte en campagne ?

Depuis sa création, il y a plus de trois ans déjà, avec les membres du Pacte du pouvoir de vivre, nous voulons peser utilement dans le débat public.

La perspective des échéances électorales de 2022 nous imposait de repenser le Pacte de 2019 ; de l’actualiser et d’aller à la rencontre des candidats à l’élection présidentielle. La crise sanitaire et ses conséquences sociales, économiques, démocratiques... sont passées par là et de nombreux enjeux sont insuffisamment traités, comme la santé pourtant l’une des deux préoccupations majeures de nos concitoyens.

Cette démarche s’adresse aussi aux Français : des acteurs majeurs de la société civile font des propositions pour résoudre leurs problèmes, il y a un consensus global entre eux et vous pouvez vous en saisir. Nous, notre candidat, c’est notre projet !

Eric Chenut, Président de la Mutualité Française

Pour quelles raisons êtes-vous membres du PPV?

La Mutualité Française est depuis sa création un acteur du mouvement social dans notre pays. Elle échange avec des acteurs comme les organisations syndicales ou encore les associations de patients...

En tant que membre fondateur du Pacte, nous étions enthousiastes à l’idée de faire le lien avec des sujets paraissant connexes à notre périmètre d’action traditionnel mais pour autant au cœur de ses enjeux comme l’écologie, la justice sociale ou encore les enjeux démocratiques.

80% des déterminants de santé dépendent de facteurs extérieurs au système de santé, aussi pour viser la pleine santé, pour atteindre le complet bien-être physique, mental, social et environnemental pour toutes et tous, nous devons repenser les cadres de coopération, faire confiance aux acteurs pour faire émerger des solutions en proximité. C’est illusoire d’imaginer que seul on pourra apporter des solutions à la triple transition écologique, démographique et numérique à laquelle notre société a à faire face.

Nous avons tout de suite adhéré à la philosophie de mobilisation générale de la société civile, ainsi qu’aux objectifs et à la méthode qui mise sur l’intelligence collective des acteurs et visent le temps long pour contribuer à résoudre des problématiques majeures. On ne se contente pas de mesures simplistes. Aujourd’hui, le Pacte continue d’ailleurs d’agréger autour de son projet.

Le "pouvoir de vivre" pour vous c'est quoi?

Pour la Mutualité Française, c’est garantir à chacun par des protections sociales durables la capacité à s’émanciper individuellement et collectivement par l’éducation, par la culture, par la citoyenneté, par l’engagement, par la santé et les solidarités. Chacun doit pouvoir avoir l’assurance qu’un accident de la vie, un aléa de santé, des ruptures professionnelles ou personnelles ne le conduiront pas à la misère à l’exclusion.

Le pouvoir de vivre questionne les communs au sein de notre société et la manière de déterminer et de contribuer à l’intérêt général.

Aux fractures qui minent notre cohésion sociale, nous préférons réinterroger la capacité à l’aide, l’entraide et les solidarités, plutôt que l’impasse mortifère des replis identitaires et sécuritaires. Cela doit également nous questionner individuellement à percevoir que le bonheur n’est pas dans le fait d’avoir, mais bien plus d’être bien ensemble, que le progrès se mesure par plus de liens que plus de biens ; ces derniers mois nous l’ont révélé s’il était utile, quand nous étions privés de l’essentiel, notre rapport aux autres