Une taxe carbone est un outil essentiel d’une stratégie climatique. Il faut que le prix carbone augmente selon une trajectoire concertée et soit calibré pour décourager l’utilisation des énergies fossiles polluantes et encourager les actions en faveur de la transition écologique. Cependant, la taxe carbone est injuste dans sa forme actuelle car elle pèse plus sur les ménages ayant des revenus modestes (un ménage du 1er décile paie au regard de ses revenus 2,7 fois plus qu’un ménage du 10ème décile) qui n’ont par ailleurs pas les moyens financiers de diminuer leurs consommations énergétiques contraintes via la rénovation performante de leur logement ou l’achat d’un véhicule moins polluant.

Ainsi, afin d’être cohérent avec les principes d’une transition écologique ambitieuse ET juste, il parait essentiel de redistribuer une partie des recettes de la taxe carbone aux ménages particulièrement vulnérables sous la forme d’un Revenu climat pour protéger leur pouvoir d’achat. Ce Revenu climat donnera les moyens de s’adapter à ceux qui en ont besoin, sans pour autant renoncer à l’incitation envoyée à l’ensemble de la vie économique du pays.

Le reste des recettes de la taxe carbone doit financer les solutions de la transition énergétique en termes d’alternatives de mobilité durable, d’outils d’incitation à la rénovation performante des logements et les collectivités territoriales, maillon crucial de mise en œuvre de cette même transition.

Selon nous, le prix du CO2 n’a pas à augmenter annuellement mais selon une trajectoire régulière et concertée dans le cadre de la PPE (il est calculé en fonction du prix des énergies, qui varie beaucoup). C’est pour cela qu’il a fallu recalculer les valeurs tutélaires du CO2 (rapport Quinet 2)