La rémunération des dirigeants est composée d’une partie fixe qui rémunère le niveau de qualification, de compétence ainsi que l’expérience de la personne rémunérée et d’une partie variable qui vient récompenser un niveau de performance et l’atteinte d’objectifs préalablement définis. Ces objectifs doivent être en lien et en cohérence avec la stratégie de l’entreprise. De plus en plus d’entreprises déclarent prendre en compte le développement durable dans leur stratégie. Pour autant, les critères sur lesquels la rémunération variable s’adosse ne sont pas toujours en phase avec les engagements en matière sociale et environnementale de l’entreprise.

Afin d’inciter les dirigeants à prendre véritablement en compte les enjeux sociaux et environnementaux dans leur activité, leur rémunération variable devrait être systématiquement adossée à la performance sociale et environnementale de l’entreprise. L’intégration de critères extra-financiers, en complément des critères économiques déjà existants (résultat opérationnel, croissance du chiffre d’affaires, …) permet de mieux concilier les objectifs de performance opérationnelle de l’entreprise à court terme, la prise en considération du social et le respect de l’environnement.

Afin de ne pas limiter la démarche aux dirigeants mandataires sociaux, l’élargir aux cadres dirigeants et aux managers permet, en ancrant la RSE dans les missions et prises de décisions de chaque personne concernée, de contribuer au déploiement de la stratégie RSE à tous les niveaux de l’entreprise.