Le nombre de personnes âgées augmente de manière significative. A l’échelle française, au milieu du 21esiècle, un tiers des habitants seront âgés de 60 ans ou plus, contre 1/5èmeen 2005 dont plus de 2,5 millions en perte d’autonomie.

Une concertation publique a été lancée fin 2018 devant aboutir à une loi visant à améliorer la prise en charge de la perte d’autonomie, annoncée par le Président de la République d’ici la fin de l’année 2019.

Les réponses à apporter doivent être multiples et couvrir à la fois la reconnaissance de la place des séniors dans la société – notamment des personnes âgées en situation de grande précarité -, la prévention, l’accompagnement, le financement mais aussi l’offre d’accueil et de soins.

Nos propositions s’adressent aux pouvoirs publics dans la définition de la politique du vieillissement et de perte d’autonomie, mais aussi à la société entière concernant la place faite aux personnes âgées, en perte d’autonomie ou non.

  • Affirmer et valoriser la place des personnes âgées dans la société et leur utilité sociale et encourager le lien social ;
  • Permettre à toute personne d’exercer sa liberté de choix le plus longtemps possible en faisant du domicile la priorité de la politique de l’âge. Cela suppose de renforcer et d’élargir à la fois la préservation du capital autonomie et l’offre existante pour développer un parcours domiciliaire ;
  • Décloisonner les politiques et dispositifs au profit de parcours plus fluides de la personne ;
  • Reconnaître et soutenir le rôle des aidants, acteurs majeurs du soutien à domicile ;
  • Revaloriser les métiers de l’accompagnement et de l’intervention à domicile ;
  • Le financement de la perte d’autonomie est une responsabilité collective et relève de la solidarité nationale ;
  • Le reste à charge de la perte d’autonomie doit être proportionnel au niveau des ressources.