« Considérer les progrès de la société à l’aune de la qualité de vie du plus démuni et du plus exclu est la dignité d’une Nation fondée sur les droits de l’Homme ». (Joseph Wresinski)

Les personnes les plus pauvres sont les premières touchées par le changement climatique mais aussi par les mesures prises pour y pallier. Par exemple l’augmentation du coût de l’énergie ou celle des loyers après rénovation des logements ou des quartiers pèse durement sur les personnes les plus pauvres. Construire une société où chacun a sa place impose d’agir de manière globale, dans tous les domaines en même temps. Si toutes les politiques publiques étaient tenues de veiller à l’accès de tous aux droits de tous, ce serait un grand pas vers une société qui ne laisse personne de côté. Pour cela l’État doit se donner pour exigence d’évaluer l’impact des nouvelles lois et politiques publiques sur les 10 % les plus pauvres de la population.

De même l’urgence climatique et sociale impose de concevoir et mettre en œuvre des politiques cohérentes et prospectives qui englobent le respect de la terre et de tous les êtres humains sans exception. L’agenda 2030 adopté par l’ONU en 2015 propose 17 objectifs couvrant l’ensemble des défis pour avancer vers un monde viable pour tous. Ce plan d’action d’ensemble, que la France s’est engagée à mettre en œuvre, offre un cadre d’analyse global et cohérent pour mesurer l’efficacité de nos lois et politiques publiques. Pour cela, l’État doit se donner comme exigence d’évaluer toute nouvelle loi et politique publique au regard des Objectifs de Développement Durable.