Les États Généraux de l’Alimentation en 2017 ont mis en avant la demande de plus en plus forte des consommateur·rice·s  pour des produits alimentaires respectueux sur les plans social et environnemental.

Les nouveaux modes de consommation (peu de temps pour les repas, produits ultra-transformés, etc.), l’urbanisation, l’accessibilité économique et la complexité des chaînes de production alimentaire n’ont de cesse d’éloigner les consommateur·rice·s des produits bruts et de leurs modes de production.

Il devient donc primordial de redessiner des circuits courts, avec des prix accessibles à tous, au sein des territoires pour reconnecter consommateur·rice·s et producteur·rice·s.

Les mesures telles que celles prises dans la loi dite « Egalim » du 30 octobre 2018 qui vise à 50% de produits durables ou sous signes d’origine et de qualité dans la restauration collective publique au 1er janvier 2022 vont dans ce sens.

Il existe cependant d’autres leviers que le Gouvernement doit se hâter d’activer au plus vite : généralisation et renforcement juridique des projets et systèmes alimentaires territoriaux, amélioration des signes de qualité écologique et sociale, de la transparence et de la lisibilité des affichages sur les produits, , développement des aides aux producteurs via la réforme de la PAC ou d’autres outils nationaux pour développer les offres en produits éco-responsables, travail avec les filières pour diminuer la spécialisation agricole des régions et fournir dans le maximum de territoires la plus grande diversité de produits, etc. Les solutions ne manquent pas, l’action politique doit maintenant les mettre en pratique.