D’ici 30 ans, tous les véhicules en circulation rouleront à l’électrique, au biogaz à l’hydrogène… Zéro essence, zéro diesel. Et les alternatives à la voiture devront être massives : trains, vélo, transports en commun. C’est une des conditions incontournables pour limiter le réchauffement climatique en deçà de 1,5°C comme nous y engage l’Accord de Paris.

Les transports représentent 30% des émissions de GES, il est urgent d’agir ! Avec 38 000 morts prématurées par an, du fait de la mauvaise qualité de l’air, c’est aussi un enjeu majeur de santé publique et un poids très lourd pour nos régimes sociaux.

Pour atteindre l’objectif zéro essence, zéro diesel, il faudra mettre fin définitivement à la vente des voitures neuves essence et diesel, qui ont une durée de vie allant jusqu’à 20 ans… bien avant 2050.

Ce signal, annoncé dès maintenant aux entreprises, salariés et citoyens, permettra aux nouvelles motorisations, très faiblement émettrices cette fois-ci, de se développer. Enfin ! Dès lors, les politiques nationales et européennes doivent mettre tout en œuvre pour accélérer la mutation du secteur automobile. Celui-ci compte 800 000 emplois en France, qui sont soumis à des évolutions majeures : automatisation, besoin de formation, développement des services de mobilité et nouveaux métiers…

Fixer la fin de vente des voitures neuves essences et diesels à un horizon compatible avec le respect de l’Accord de Paris constituera un signal décisif pour les citoyens, les automobilistes, attentifs à leur santé et à leur bien-être.