Mesure n°3 : Garantir des cantines bio, locales et socialement responsables avec l’objectif de servir 60% de produits bio et locaux et au moins 2 repas végétariens par semaine

En chiffres 

  • 5,5 millions de personnes ont désormais recours à l’aide alimentaire en France, chiffre qui a doublé depuis 2009
  • 8 millions sont en situation d’insécurité alimentaire pour raisons financières.
  • Seul 12% de la population mange bio tous les jours (selon l’Agence Bio, 2019)
  • Le taux d’obésité est passé de 5 % en 1980 à 17 % en 2015 (Esteban, 2017) 

Pourquoi faut-il agir sur l’alimentation collective dans les communes ?

Tout le monde doit agir ! Une mauvaise alimentation a des effets concrets sur les inégalités, notamment en termes de santé. La population française connaît actuellement un développement sans précédent de maladies chroniques (diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires, certains types de cancers).

Les bouleversements écologiques en cours touchent plus durement les populations les plus défavorisées, et la transition écologique ne se fera pas sans un minimum de justice sociale. Seul 12% de la population mange bio tous les jours alors que le Haut Commissariat à la Santé Publique recommande de privilégier des fruits et des légumes cultivés selon des modes de production diminuant l’exposition aux pesticides.

Cela peut vraiment changer avec la restauration collective dans ma ville ?

Oui, vraiment ! La restauration collective, c’est près de 4 milliards de repas par an servis dans les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite… Elle a une fonction sociale et environnementale forte. En matière d’environnement, l’alimentation pèse pour 30% des émissions de gaz à effet serre et 24% de l’empreinte carbone des ménages français sont à l’alimentation. Pour ne pas dissocier l’écologie et le social, il s’agit de promouvoir une restauration collective exemplaire en matière d’alimentation durable locale et accessible à toutes et tous.

Comment évaluer si les candidats de ma commune ont prévu d’agir sur ce sujet ?

Si les intentions sont nécessaires (et donc annoncer l’objectif minimum de servir 60% de produits bio et locaux et au moins 2 repas végétariens par semaine), les  moyens le sont tout autant en la matière. Il faut notamment prévoir de structurer les filières alimentaires durables locales nécessaires à l’approvisionnement des restaurants collectifs (notamment par la mise en place d’infrastructures collectives comme des plateformes logistiques de distribution, des ateliers de découpe et/ou conserverie, des légumeries, etc.)

Les candidats peuvent aussi proposer la mise en place de formations à l’alimentation durable locale pour les métiers de la restauration collective : cuisiniers, animateurs, acheteurs, nutritionnistes

Au-delà de votre commune, les maires auront à mettre en place de systèmes de garanties participatifs tels que Mon Restau Responsable, permettant aux acteurs du territoire de décider ensemble des objectifs et des modalités de mise en place d’une alimentation durable locale accessibles pour toutes et tous dans les restaurants collectifs du territoire.

 

Ces propositions, ou des propositions similaires adaptées aux réalités de votre commune pour garantir une alimentation bio, local et socialement responsables, sont proposées dans le projet du candidat ? Ca peut aller dans le sens d’une amélioration du pouvoir de vivre sur votre commune. Il faut toutefois regarder de près les conditions et délais de mise en oeuvre, les moyens prévus, la participation citoyenne pour être au plus près des besoins de chacun….

Plus de cantines bio, locales et socialement responsables

Municipales : donner à chacun le pouvoir de vivre dans les communes c’est plus de cantines avec des produits bio, locaux et des repas végétariens.