Les besoins d’accompagnement et les demandes des usagers s’amplifient avec le vieillissement de la population, la précarisation, la vulnérabilité économique et sociale, la grande pauvreté, la chronicisation des pathologies. Les nouveaux modes de prises en charge ambulatoires ainsi que les nouvelles technologies médicales connectées sont sources d’une demande des usagers amplifiée en terme d’accompagnement, de prévention et de soins. L’expression (très médiatique) de « déserts médicaux » traduit une préoccupation légitime de la population et des difficultés réelles ou ressenties pour que tous puissent accéder à la prévention et aux soins.

Les constats sur la répartition de l’offre de soins et les difficultés d’accès aux soins sont très largement partagés : complexité de notre système de santé, coordination et coopération entre professionnels rendues difficiles, évolution de la pratique de la médecine et évolution des besoins en santé avec transition épidémiologique, difficulté d’accéder à la protection sociale et complémentaire qui favorisent le non-recours aux droits et le renoncement aux soins, non attention portée à un environnement vivable et à l’ensemble des déterminants de la santé (logement, alimentation, éducation,…).

Les solutions visant à améliorer l’accès à la santé et aux soins doivent également concourir à d’autres objectifs :

  • La pertinence et la qualité de la prise en charge sanitaire, sociale ou médico-sociale ;
  • Les parcours des patients, via notamment une meilleure coordination des acteurs ;
  • L’efficience du système de santé. et de protection sociale ;
  • Le développement de la prévention ;
  • La lutte contre le non recours aux droits.

Dans le but d’augmenter le temps médical disponible, une stratégie à quatre composantes peut être poursuivie par les pouvoirs publics :

  • Favoriser le développement des coopérations entre professionnels de santé médicaux et non médicaux ;
  • Exploiter pleinement le potentiel offert par les Technologie de l’Information et de la Communication (TIC) et leur application à la santé.
  • S’adapter aux réalités terrain et davantage impliquer et faire confiance aux acteurs locaux, dont les Conseils territoriaux de santé ;
  • Dans le but que tous accèdent aux droits de tous, évaluer l’impact de toute nouvelle politique en particulier sur les 10% de la population les plus pauvres.