EN CHIFFRES

31 % des émissions de gaz à effet de serre viennent des transports, dont 94 % du transport routier.

La pollution de l’air provoque près de 100 000 décès prématurés par an en France.

Pour un ménage, une voiture représente un coût moyen annuel de 5000 €, soit 10-12% du budget. Un salarié qui habite à 30 kilomètres de son lieu de travail et qui covoiture tous les jours en alternance avec un collègue économise environ 2 000€ par /an.

 

CONTEXTE

Avec la loi d’orientation des mobilités (Loi LOM du 24 décembre 2019) et la réforme ferroviaire, plusieurs régions voient leurs compétences transports et mobilité renforcées. Elles ont, en tant qu’autorité organisatrice de toute la chaîne des transports – en dehors des agglomérations-, la capacité d’engager leurs territoires dans des changements structurants en termes de politiques de transport.

Ainsi, les régions ont le pouvoir d’agir pour faciliter nos déplacements en préservant la planète et notre santé par la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi en permettant à chacun – y compris les personnes les plus modestes -, d’accéder à une mobilité durable.

 

AGIR POUR LE POUVOIR DE SE DÉPLACER, C’EST :

→ Développer massivement le transport ferroviaire. Pour lutter contre les fractures territoriales, les Régions doivent maintenir et rendre attractives les lignes régionales, en augmentant leurs fréquences et leurs dessertes.

→ Proposer une tarification solidaire des transports ferroviaires

Rendre accessible l’ensemble des transports régionaux aux personnes à mobilité réduite

→ Faire des gares de véritables pôles multimodaux avec notamment le réseau cyclable de rabattement, des solutions de stationnement vélo sécurisés et les services dédiés (réparation, location…)

→ Proposer une offre adéquate d’embarquement des vélos dans les trains et cars régionaux

→ Inciter les citoyens à la mobilité partagée (les transports à la demande, l’autopartage et le covoiturage), notamment en planifiant l’installation d’aires de covoiturage, de places réservées dans les gares, la mise en place de voies réservées pour le covoiturage, etc.

→ Inciter et faciliter le recours au vélo comme moyen de transport quotidien (quels que soient les territoires : urbains, périurbains, ruraux) par l’élaboration d’un schéma régional des véloroutes ambitieux pour éviter les zones où faire du vélo est impossible.

→ Soutenir le déploiement des véhicules à très faibles émissions par l’octroi d’aides individuelles à l’achat.

Se montrer exemplaire en investissant dans une flotte de véhicules à faibles émissions de gaz à effet de serre pour répondre à ses propres besoins de déplacements.

→ Déployer des infrastructures de recharge et de maintenance pour les véhicules électriques.

Associer les partenaires sociaux, les associations d’usagers, les personnes en situation d’exclusion à l’élaboration et au suivi des schémas régionaux de déplacement, interurbains et régionaux afin qu’ils correspondent mieux à la réalité des besoins.