Bien que le contrat à durée indéterminée reste la référence dans le monde du travail (9 salariés sur 10 sont en CDI), le constat de l’embauche est bien différent puisque 87% des nouveaux contrats sont en CDD et en intérim (soit au total plus de 40 millions de contrats par an 21 millions). Et la tendance forte des dernières années, c’est que les employeurs proposent des contrats de plus en plus courts. Ainsi, en 2017, 83% de tous ces contrats CDD étaient inférieurs à 1 mois (57% en 1998).

La précarité prend également une autre forme: les contrats à temps partiels subis. Ainsi, parmi les 20% des salariés qui travaillent à temps partiel, plus d’un tiers souhaiterait travailler plus. Une situation d’autant plus injuste qu’elle touche trois fois plus les femmes que les hommes, et en majorité les travailleurs peu qualifiés.

La Pacte propose de donner à chacun le pouvoir de vivre en luttant contre ces contrats précaires. Les travailleurs doivent bénéficier de contrats et d’une rémunération leur permettant de subvenir à leurs besoins et mener une vie sociale épanouie.

Si certains recours à ces contrats peuvent se justifier, leur nombre reste très abusif dans certaines entreprises et secteurs : la plupart des salariés en contrats très courts retravaillent régulièrement chez le même employeur, des emplois stables sont occupés par des successions de CDD.

Toutes les sources sont de la DARES