Les exonérations et taux réduits sur les taxes sur l’énergie ainsi que la taxe carbone représentent 11 milliards d’euros en 2019. Autant d’argent qui va à l’encontre de la transition écologique et favorise l’utilisation des énergies fossiles.

La France s’était engagée en 2016 à supprimer les subventions aux énergies fossiles d’ici à 2025. Pour accélérer la transition écologique et être cohérent avec l’Accord de Paris, il est temps que cet engagement soit suivi d’actions.

Il s’agit de trouver des solutions avec les secteurs concernés pour permettre une suppression progressive des exonérations, tout en maîtrisant les effets sur l’emploi et la compétitivité des entreprises. Il est par exemple incompréhensible que le secteur aérien ne paie aucune taxe sur son carburant – le kérosène –, à l’inverse de tous les autres moyens de transport, notamment le transport ferroviaire, bien moins polluant.

Il faut par ailleurs mettre fin aux allocations gratuites des quotas CO2 dans le cadre du marché européen et considérer la mise en place d’un prix plancher carbone pour ne pas favoriser les grands émetteurs par rapport aux ménages et aux autres entreprises qui payent aujourd’hui un prix du carbone deux fois plus important.