Le partage de la valeur est relativement stable en France depuis une trentaine d’années. Cependant, l’évolution des salaires a été peu dynamique, à l’exception des salaires les plus élevés, creusant les inégalités. Parallèlement, les distributions de dividendes ont augmenté, les pratiques de rachat d’action se sont développées, mais l’investissement au service de la transition écologique et les créations d’emplois restent largement insuffisants.

Les profits d’aujourd’hui ne sont pas les investissements de demain et les emplois d’après-demain. Par ailleurs, depuis les années 1990, une nouvelle organisation de l’activité économique a vu le jour avec la multiplication des délocalisations et un recours accru à l’externalisation. Cette fragmentation des chaînes de valeur a notamment pressurisé les entreprises sous-traitantes pourtant chainons essentiels de la création de valeur. Il doit résulter une meilleure répartition de la richesse née de cette nouvelle donne.

Enfin, si une répartition plus équitable de la valeur ajoutée est une nécessité, il convient également de favoriser une meilleure participation des salariés, à la fois aux résultats de l’entreprise (donc des bénéfices et non plus uniquement de la valeur ajoutée) et dans la définition des orientations stratégiques. C’est donc plus largement une question du partage du pouvoir dans les entreprises (axe 4 du Pacte).