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Flécher les aides de la politique agricole commune (PAC) pour développer l'agroécologie

Le plan stratégique nationale (PSN), déclinaison de la PAC en France, doit déployer une batterie d’aides en faveur de l’élevage durable, l’agriculture biologique, la production de légumineuses et en particulier de légumes secs à destination de l’alimentation humaine, ainsi que pour le développement des haies et de l’agroforesterie en général.

Ces aides sont nécessaires pour des impacts positifs de l’agriculture sur l’environnement et le climat en particulier et pour permettre aux agriculteurs et agricultrices d’être plus résilient.e.s face aux crises économiques et climatiques de plus en plus violentes.

Contexte

Aujourd’hui le cheptel diminue et la demande baisse depuis une vingtaine d’années. Mais cette baisse est subie par les éleveurs qui prennent de plein de fouet les crises successives de l’élevage. Or, cette tendance peut se retourner en faveur des éleveurs si elle est accompagnée par les bonnes politiques publiques, soutenant une production essentiellement tournée vers une viande de qualité. C’est le “Moins et Mieux” : Sortir des élevages industriels, générateurs de pollutions locales et d’importation de soja, et soutenir les élevages durables, résilients face aux crises économiques et climatiques et intensifs en emploi.

Nous proposons trois mesures pour accompagner la mutation de l’élevage afin qu’elle profite au mieux à la lutte contre le changement climatique, aux éleveurs et aux consommateurs. Le but de ces 3 mesures est de diminuer les aides aux élevages de ruminants les plus intensifs (mesure 1), soutenir davantage les élevages les plus durables (mesure 2) et augmenter la production de légumes secs à destination de l’alimentation humaine (mesure 3). Ces 3 mesures devront être adoptées en complémentarité avec un renforcement des critères de conditionnalité maximalistes afin de s'assurer de l’engagement de l'ensemble des agriculteurs dans la transition.

  1. Recentrer les aides couplées aux élevages les plus durables et résilients
  2. Affirmer un soutien fort aux prairies avec la création d’un PSE “prairie”
  3. Renforcer le soutien aux légumes secs en majorant les aides couplées

Impacts économiques et budgétaires

Les mesures visées relèvent du premier pilier de la PAC donc sont financées à 100% par l’UE. En revanche, l'enveloppe allouée à la France est finie, donc les discussions portent sur les priorités à donner aux financements.

De notre point de vue, sur le long terme, il sera bien plus intéressant d’allouer les enveloppes pour le développement des bovins allaitants extensifs au détriment des élevages intensifs car les modèles extensifs dégagent plus de revenus et coûtent moins cher à la collectivité.