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Favoriser l’installation d’élevages non intensifs, créateurs d’emplois et moins nocifs pour l’environnement

La politique agricole devrait créer du revenu et de l’emploi en réduisant le cheptel et en rendant économiquement viable le « Moins et Mieux ».

Parce qu’il produit beaucoup trop d’animaux sans toujours respecter leur bien- être, mais aussi parce qu’il favorise l’usage de pesticides et le rejet de surplus d’azote polluants, l’élevage industriel intensif est nocif pour l’environnement. C’est d’autant plus regrettable que l’élevage non intensif est potentiellement créateur d’emplois, en plus d’être moins nocif pour l’environnement.

Pour préserver la biodiversité

L’État doit inciter financièrement l’installation d’élevages non intensifs avec notamment la mise en place de prairies extensives et des conditions de production respectueuses des animaux.

Contexte

Les élevages industriels, de grande taille et à forte densité d’animaux sont les plus nocifs pour l’environnement, entraînant en particulier des pollutions locales aux nitrates des sols et des eaux ayant des conséquences sur la qualité des eaux potables et la recrudescence d’algues vertes, ainsi que sur la pollution de l’air à l’ammoniac. Ces élevages sont également les plus dépendants d’importations pour l’alimentation des animaux, en particulier du soja issu de zones qui ont pu être déforestées ou dégradées pour le produire, ou encore d’engrais azotés de synthèse pour faire pousser les céréales nécessaires à leur alimentation.

C'est pourquoi il faut limiter l'extension les modes d’élevage intensif de très grande taille : 2000 emplacements pour les porcs de production de plus de 30kg, 40 000 emplacements pour les volailles, ou encore plus de 800 animaux pour les élevages de veaux de boucherie et/ou bovins à l’engraissement - des dimensions bien plus importantes que les tailles moyennes des élevages français.

A contrario, l’État doit inciter financièrement l’installation d’élevages non intensifs avec notamment la mise en place de prairies extensives et des conditions de production respectueuses des animaux.

Financièrement

La baisse des élevages les plus industriels diminue les coûts pour les collectivités (traitement eau, algues vertes, etc.) et favorise l’installation de nouveaux éleveurs (ou du moins diminue la baisse du nombre d’éleveurs), et donc favorise l’emploi.

Du côté de la production agricole, les Français seraient favorables à 83 % à ce que les pouvoirs publics mettent en place des mesures visant à limiter, en France, la présence des exploitations agricoles les plus industrielles (de type intensif, comprenant un très grand nombre d’animaux, etc.), et attendent pour 88 % d’entre eux des mesures de soutien au développement des élevages durables.

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