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Généraliser le service civique et le rendre accessible à tous

Face au déclin de la participation aux élections politiques et de la connaissance même des institutions démocratiques, une action volontariste doit être conduite pour rapprocher les jeunes citoyens de l’action publique et de nos institutions.

La preuve de son efficacité

Le Service Civique, créé en 2010 pour donner une suite civile et volontaire à ce stade, à la conscription, a fait la preuve de son efficacité en ce sens chez les jeunes, et concerne d’ores et déjà 140 000 jeunes par an (200 000 prévus pour 2021), avec un potentiel de développement très conséquent (intérêt des associations et services publics pour les accueillir, forte demande / intérêt des jeunes).

Le Pacte du pouvoir de vivre propose que les 6 à 12 mois (8 mois en moyenne) de « césure citoyenne » que constitue le Service civique deviennent une étape accessible sur la base du volontariat, à tous les jeunes entre 16 et 25 ans.

Contexte

La participation aux élections politiques est en déclin, de même que la connaissance des institutions démocratiques. La citoyenneté est de fait intermittente, puisqu’elle ne trouve à s’exprimer qu’au moment des élections. Une action volontariste doit donc être conduite d’une part pour rapprocher les citoyens des institutions démocratiques.

Le Service Civique, créé en 2010 pour donner une suite civile et volontaire à la conscription, a fait la preuve de son efficacité en ce sens chez les jeunes, et concerne dores et déjà 150 000 jeunes par an, avec un potentiel de développement très conséquent (intérêt des associations et services publics pour les accueillir, forte demande / intérêt des jeunes).

L’expérience a montré que les jeunes en Service Civique votent plus que les autres, ont plus d’intérêt pour la chose publique et voient leur envie d'engagement développée et leurs préjugés baisser.

Par ailleurs, le parcours d’éducation citoyenne reste à consolider, et les autres dispositifs d’engagement citoyen sont peu connus des jeunes comme des moins jeunes, et peu développés.

Objectifs

  • Généraliser le service civique à l’ensemble d’une classe d’âge.

Le gouvernement entend imposer à compter de 2024 aux jeunes de 15 à 17 ans 15 jours de « séjour de cohésion » et 12 jours de « bénévolat obligatoire », en leur proposant ensuite un service civique ou d’autres formes d’engagement volontaires. Aux vues de l’efficience questionnable de 4 semaines obligatoires de « sensibilisation à l’engagement », la proposition consiste à privilégier à cette obligation une poursuite de la montée en charge du Service Civique tel que créé en 2010 (et qui touche déjà 150 000 jeunes par an), en renforçant sa qualité (missions collectives, journées de formations communes, forte incitation pour les jeunes « dans les extrêmes » etc.) ;

  • Renforcer par ailleurs l’éducation à la citoyenneté, que ce soit dans le cadre scolaire ou en dehors (éducation non formelle), et renforcer les possibilités d’engagement volontaire pour les adultes. Les cours d’éducation à la citoyenneté sont notablement sous-développés et sous-valorisés dans le cadre scolaire. Ils doivent être renforcés. Par ailleurs, des actions doivent également être menées pour renforcer les possibilités d’engagement citoyen des adultes (volontariat associatif, volontariat international, réserves de tous ordres, valorisation de l’engagement bénévole…).

Impact économique et budgétaire

La généralisation des deux premières briques du SNU tel qu’envisagé par le gouvernement (deux fois 15 jours obligatoires) et annoncée pour 2024 a été chiffrée à 1,5 milliards d’euros par an de fonctionnement, plus environ 3 milliards d’investissements. La généralisation du service civique (8 mois en moyenne, volontaire, mais indemnisé et fortement recommandé) pour atteindre 500 000 jeunes par an (soit 70% de la classe d’âge), avec renforcement de la qualité (6 jours de formations civiques au lieu de 2 = promotion du collectif et de la mixité), tournerait autour de 2 milliards par an (sans besoin d’investissement).

Avec un retour sur investissement éprouvé pour le service civique (coût essentiellement composé d’indemnités mensuelles versées aux jeunes (pouvoir d’achat), impact éprouvé sur l’insertion des jeunes et valeur des services rendus par les jeunes sur leurs 8 mois de mission).