La France est un pays d’immigration : une personne sur 4 est immigrée ou née d’un parent immigré. Le nombre de premiers titres de séjour délivrés, autour de 250 000 par an, n’a guère bougé depuis quinze ans. Il s’élève à 0,3 % de la population et se situe dans la moyenne constatée au sein de l’UE. La grande majorité des personnes immigrées qui entrent dans notre pays en ont le droit (droit de vivre en famille, droit d’asile, droit de faire des études, etc).

Le débat public doit donc devenir enfin adulte et nous devons collectivement considérer l’immigration comme une réalité sociale permanente au même titre que le vieillissement ou l’accélération des communications… Discuter et travailler sur l’impératif de secours humanitaire, l’accueil digne, l’intégration, ou l’enrichissement culturel pourrait permettre de définir les lignes de force d’une politique migratoire sereine fondée sur le devoir d’hospitalité.

Une politique d’intégration et de citoyenneté devrait traiter des conditions du vivre ensemble sur le territoire national, personnes étrangères et nationaux sans discrimination. Une telle politique fondée sur les principes d’égalité des droits et sur la justice doit s’inscrire dans le cadre des politiques publiques sociales, notamment de lutte contre la pauvreté, de l’emploi, de l’éducation, de la santé, de l’environnement…, fruit d’un partenariat entre l’Etat, les collectivités locales, les associations et les partenaires sociaux.