Le travail sur les classifications constitue un vecteur indispensable de la réduction des inégalités salariales entre les femmes et les hommes et de promotion de la mixité des emplois.

A l’heure actuelle, les classifications sont encore souvent construites sur des critères d’apparence neutres mais qui sont pourtant fondés sur des stéréotypes.Les facteurs susceptibles d’induire des discriminations dans les systèmes de classification sont pour la plupart inconscients,involontaires et donc invisibles.

Nombre de compétences mise en œuvre dans les métiers majoritairement occupés par des femmes, sont considérées comme « naturellement » féminines et ne sont de ce fait pas prises en compte lors de l’évaluation des emplois. Les emplois à prédominance féminine (occupés par au moins de 60% de femmes) sont donc sous-valorisés dans les systèmes de classifications, ce qui entraîne des salaires inférieurs pour les femmes. Le cadre législatif indique pourtant que les modes d’évaluation des emplois doivent respecter le principe de l’égalité salariale pour des emplois de valeur égale. Les textes existent et c’est au sein des branches professionnelles et des entreprises qu’ils doivent être mis en œuvre .

Pour une juste reconnaissance des compétences et des qualifications, nous demandons l’application du code du travail, à savoir une révision effective des classifications dans les branches (et le cas échéant dans les entreprises)  qui prenne en compte de l’objectif de mixité et d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.