Aujourd’hui, deux acteurs majeurs de la lutte contre les discriminations que sont l’inspection du travail et le Défenseur des droits font face à un manque de moyens qui nuisent à leurs actions.

Ainsi, le Défenseur des droits considère ne pouvoir maintenir son activité qu’avec « un accroissement de ses moyens, notamment humains ». Au niveau des agents de contrôle (inspecteur et contrôleur du travail), les effectifs restent depuis plusieurs années sous le seuil minimum recommandé par l’OIT, soit un agent pour 10 000 salariés, avec de fortes disparités territoriales.

Pourtant, ces deux entités ont un rôle central à jouer dans l’accompagnement des victimes, et/ou dans la lutte contre les discriminations notamment par leur pouvoir d’accès aux entreprises et leur pouvoir de sanction contre ceux qui ne respectent pas les règles.

Dans son 10èmebaromètre publié en 2018, le Défenseur des droits indique qu’une personne sur deux considère que les discriminations sont fréquentes au cours d’une recherche d’emploi, et une sur trois dans la carrière. Il s’agit donc d’un véritable fléau dont les premières victimes le sont en raison de leur âge, leur sexe, leur origine réelle ou supposée, leur couleur de peau ou encore leur handicap ou leur état de santé.

Ainsi il est nécessaire de renforcer les moyens du Défenseur des droits et de l’inspection du travail qui, au côté des représentants du personnel, associations ou encore des organisations syndicales, pourront agir plus efficacement encore qu’aujourd’hui dans la lutte contre les discriminations.

C’est à l’Etat, dans son prochain projet de loi de Finances, d’augmenter les moyens financiers et humains des structures « institutionnelles » qui luttent contre les discriminations.