Les mesures d’économies concernant les aides personnelles au logement prises la première année du quinquennat ont un impact considérable sur les catégories populaires et les ménages les plus pauvres (elles sont essentiellement versées aux ménages les 30 % les plus pauvres) : coupe de 5 euros d’APL par mois, extinction de l’APL accession, gel des APL en 2018, puis quasi gel à 0,3 % en 2019 et 2020, réduction de loyer de solidarité (RLS) en Hlm, nouveau mode de calcul des APL en « contemporanéité » à partir de 2020…

En année pleine, ces différentes mesures représenteraient près de 4 milliards d’euros d’APL économisés par l’État à partir de 2020, dont 2,5 milliards supportés directement par les ménages. Ces économies pour les budgets publics viennent évidemment augmenter le poids des dépenses contraintes dans leur budget et réduire d’autant leur capacité à faire face à d’autres dépenses.

La mise en œuvre du Revenu universel d’activité dans les prochaines années, s’il aboutissait à fusionner purement et simplement APL et minima sociaux constituerait à nos yeux une menace supplémentaire sur ces aides au logement indispensables aux plus pauvres et aux classes moyennes les moins fortunées.

C’est pourquoi nous demandons à l’Etat de rétablir la capacité de solvabilisation des APL qui était la leur il y a quelques années en augmentant de plus le forfait-charges des APL et en les attribuant dès le premier mois d’entrée dans le logement.