La France compte aujourd’hui près d’1,5 million d’associations, 70 000 se créent chaque année, et sont présentes dans toutes les activités humaines. Animatrices des territoires et actrices essentielles du lien social, leur rôle et la particularité de leur modèle dans le paysage français appellent une révolution dans le dialogue, dans l’approche, et dans les moyens mis en œuvre. En termes de dialogue, la construction d’une relation moderne et coresponsable entre les pouvoirs publics et les associations et la constitution d’un véritable espace de dialogue entre ces deux acteurs est indispensable. Encourager la vitalité associative passe aussi par la prise en compte par l’Etat, dans les politiques économiques qu’il met en place, des particularités du modèle socio-économique des associations.

L’Etat et / ou les collectivités territoriales doivent mettre en oeuvre :

  • La généralisation de la signature de chartes d’engagements réciproques dans tous les territoires afin de créer un cadre de dialogue entre Etat et pouvoirs publics, sur le modèle de la Charte signée en 2001, puis renouvelée en 2014 entre l’Etat, le Mouvement associatif et les représentants des collectivités territoriales.
  • L’application de la circulaire du Premier Ministre n°5811/SG du 29 septembre 2015 sur les nouvelles relations entre les pouvoirs publics et les associations dans le cadre des financements octroyés aux associations.
  • Une nouvelle ambition au Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA), afin d’en faire un véritable financement structurel pour la vie associative (financement de la formation des bénévoles, soutien aux petites et moyennes associations, soutien aux dispositifs d’information et accompagnement territoriaux, soutien à la structuration), en fléchant notamment dessus les comptes inactifs bancaires, pour le porter à 230 millions d’euros.