Le 17 octobre dernier, le groupe local du Pacte du pouvoir de vivre Loire–Haute-Loire a coordonné à Saint-Étienne un événement inscrit dans la Journée Mondiale du Refus de la Misère. Cette mobilisation, qui rappelle que la lutte contre la pauvreté et l’exclusion est l’affaire de tous, a réuni une nouvelle fois la Ligue des Droits de l’Homme et, pour la première fois, le Secours Populaire, signe d’une mobilisation toujours plus large sur le territoire.
Agir ensemble contre la maltraitance institutionnelle
Placée sous le thème « Agir ensemble pour combattre la maltraitance institutionnelle », cette édition s’est déroulée par une belle météo, au cœur de la Place Jean-Jaurès, où cinq barnums avaient été installés grâce au soutien logistique de la Ville de Saint-Étienne.
L’objectif : créer un espace d’échanges, de sensibilisation et de valorisation des initiatives locales en faveur des personnes en situation de précarité.
Donner la parole à celles et ceux qui vivent la pauvreté
Pour préparer cette journée, des ateliers « écriture-chants » ont été animés par deux musiciens professionnels auprès de personnes confrontées à des conditions de vie difficiles. De cette démarche ont émergé plusieurs chansons, interprétées sur scène le 17 octobre, Une façon de donner la parole aux plus pauvresportant la voix de ces citoyens souvent invisibilisés et affirmant avec force le message « Agir ensemble contre la misère ».
Parallèlement, cinq comédiens bénévoles ont animé un atelier participatif à partir de lectures de récits de vie. Le public était invité à réagir autour d’une question : « Dans cette vie difficile, qu’est-ce qui permet à cette personne de rester digne ? ».
Un moment d’échanges, qui a permis de replacer la dignité au centre des discussions.
Mettre en lumière les réalités locales
La journée a également été l’occasion de dévoiler une exposition photographique consacrée aux lieux de solidarité du territoire, valorisant les initiatives locales qui contribuent au quotidien à soutenir les personnes en situation de pauvreté.
Deux autres expositions complétaient le parcours : l’une sur les idées reçues liées à la pauvreté ; l’autre sur la maltraitance institutionnelle, avec par ailleurs la projection du court métrage d’ATD Quart Monde sur les dimensions cachées de la pauvreté.
La présence de la BAC 42 (Brigade d’Activistes Clowns), de la compagnie Les Farces de l’Ordre, a apporté une touche décalée et engagée à l’événement.
La journée s’est conclue en musique grâce à l’énergie communicative de la Batucada, offrant un final festif et fédérateur.
Un bilan encourageant pour l’avenir
Même si attirer l’attention des passants reste difficile, près d’une centaine de personnes ont pris le temps de visiter les stands et de participer aux échanges.
Cette édition a également permis d’envisager de nouvelles collaborations, notamment avec un cinéma local et un café associatif, ouvrant la voie à de futurs projets communs.