Entre 1996 et 2025, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France a été multiplié par 14, selon le magazine économique Challenges. Dans le même temps, en France, la richesse produite sur le territoire a seulement doublé. Cette très forte concentration des richesses, facteur clé de la hausse des inégalités dans notre pays, s'explique par le rythme de croissance du patrimoine des plus riches qui augmente de 5% à 10% par an . Or cette concentration n’est pas corrigée par notre modèle fiscal car le patrimoine est aujourd’hui très peu taxé en France, contrairement aux revenus du travail, du capital et aux sociétés. Conséquence : en France les plus aisés paient à proportion moins d’impôts que la majorité des contribuables, avec un taux d’imposition effectif, tous impôts directs compris, qui devient même dégressif passé un certain niveau de richesses. Ce taux passe ainsi de 46 % pour les 0,1 % les plus riches à 26 % pour les 0,0002 % les plus riches, autrement dit les milliardaires (Institut des politiques publiques, 2023).
Répondre à cette injustice fiscale constitue pour le Pacte du pouvoir de vivre l’un des défis majeurs pour répondre aux enjeux budgétaires actuels tout en assurant une cohérence politique et un souci du partage de l’effort.
Dès lors, pourquoi et comment taxer les très hauts patrimoines ? Quels sont les les écueils à éviter pour un dispositif efficace ? Le Pacte du pouvoir de vivre publie une note synthétique pour comprendre tous les termes du débat actuel.