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Transition écologique, justice sociale et école du pouvoir de vivre : 2 questions à Jean Merckaert

Jean Merckaert, Directeur du plaidoyer du Secours catholique et membre du groupe de coordination du Pacte du pouvoir de vivre, nous explique comment le Pacte articule les réponses aux enjeux écologiques, sociaux et démocratiques. Il revient également sur les objectifs de l'école du pouvoir de vivre.

Vidéo réalisée après la table-ronde "Crise de la démocratie : la société civile voie du renouveau" organisée par le groupe local Lyon-Rhône le 26 septembre à Villeurbanne.

Comment articuler la transition écologique et la justice sociale ?

La première chose c'est qu’il ne faut pas opposer les enjeux écologiques les enjeux sociaux. C'est vraiment le cœur de ce qui constitue le pacte du pouvoir de vivre. Si on pense par exemple à la sortie de l'automobile carbonée sans penser l'impact sur les plus fragiles, on va droit dans le mur. C’est-à-dire qu’on se prendra une opposition politique forte.

Et donc ce que le pacte du poire de vivre promeut, c'est que l'on associe les personnes les plus concernés - en particulier plus vulnérables - aux décisions qui les concernent.

C'est vrai sur la mobilité mais c'est vrai aussi sur l'alimentation, sur le logement…

Le pacte du pouvoir de vivre, c'est cette alliance entre des associations, des syndicats, des organisations environnementales, d'approche sociales ou d'éducation populaire qui justement mettent leur savoir-faire en commun pour une forme d'approfondissement démocratique. Et penser des propositions qui articulent bien cette justice sociale et le défi écologique.

“Il ne suffit pas d'être engagé : il faut aussi s'engager politiquement, c’est-à-dire sur un projet commun.”

- Jean Merckaert

Quels sont les objectifs de l’école du pouvoir de vivre ?

Le pacte du pouvoir de vivre fait le constat qu’on est dans une société, contrairement à ce qu'on pourrait penser, qui n’est pas une société du repli sur soi. Il y a 13 millions de bénévoles dans notre pays, 9 millions qui sont aidants, 600 000 personnes qui sont élues – qui sont pour la plupart dévouées à l’intérêt général. Donc on a une bonne partie de nos concitoyens qui sont au service de l'autre ou de l'intérêt général.

Le pari que fait l'école du pouvoir de vivre, c’est qu’il ne suffit pas d'être engagé, il faut aussi s'engager politiquement, c’est-à-dire sur un projet commun. Ce projet commun passe par une formation qui n'est pas descendante, avec que des savoir qui seraient assénés par des sachants, mais une formation qui regarde à la fois les enjeux démocratiques, les enjeux de lutte contre la pauvreté, les enjeux alimentaires, les enjeux du monde du travail… Et c’est en regardant l'ensemble de ses facettes que l’on pense pouvoir former des futurs leaders. Parce que cette école s'adresse d'abord à des jeune de 18-35 ans qui puissent prendre toute leur part dans l'espace public, que ce soit dans l'espace public partisan ou non partisan.